Paris-Saclay : une fuite en avant, sur le dos de nos finances publiques

En alimentant le compteur des dépenses publiques engagées pour réaliser le projet Paris-Saclay, nous constatons un certain nombre de choses qu’il nous parait essentiel de partager avec vous. Si comme nous, vous êtes stupéfaits, interloqués, choqués de découvrir tout cela, faites-le savoir, vous aussi… Peut-être alors nos hommes politiques, qui brassent l’argent public, notre argent, à millions, à milliards même, pour non pas créer mais DEPLACER, parfois de seulement quelques kilomètres (580 millions pour faire monter de… allez… tout au plus 2 km, des bâtiments de la fac d’Orsay de la vallée sur le Plateau), des écoles, des centres de recherche qui bien souvent n’en voient pas l’utilité (75% des salariés de centre recherche et développement d’EDF avaient voté contre le déménagement), y compris scientifique, peut-être alors, donc, nos hommes politiques reviendront à plus de bon sens dans le contexte budgétaire où nous nous trouvons.

Nos constats, donc :

·        Notre compteur en est déjà à plus de 2 milliards et nous avons l’impression de n’avoir pris en compte qu’une toute petite partie de l’iceberg… Ce n’est pas qu’une impression d’ailleurs car quand on balaye le CDT (contrat de développement territorial), pourtant VALIDÉ le 3 septembre 2013 par les maires de 7 communes de notre territoire, on s’aperçoit que la ligne « financement » est bien plus souvent « à venir », « sans indication à ce stade », « en cours d’étude », que chiffrée. Une question quand même avant de poursuivre : comment peut-on être un RESPONSABLE politique et valider un catalogue de 54 projets, certains mastodontesques, sans avoir au moins une estimation du coût de ces projets ? Ah oui, c’est vrai… l’argent ne sera pas pris sur leur budget communal. Mais est-ce une raison pour traiter avec autant de désinvolture l’argent qu’au final nous devrons tous payer ? Dans un contexte de dettes publiques et où on demande à tout le monde de faire des efforts d’économie, c’est tout simplement énormément choquant.

·        L’argent public manque… « Pas grave »… Nos maires valident un projet qu’on se garde bien de chiffrer (sans doute pour ne pas effrayer les citoyens avant leur participation à l’enquête publique) et ensuite… on cherche les financements… ailleurs… c'est-à-dire dans le privé… avec des partenariats public-privé (PPP) dont on a pourtant déjà vu la bombe à retardement qu’ils représentent : avec l’écotaxe par exemple et les 800 millions à payer à Ecomouv si le projet est arrêté… avec Notre Dame des Landes, où la collectivité doit à Vinci, en cas de résiliation, la totalité du bénéfice prévu pendant 55 ans ! Dans l’Essonne, nous devrions être encore plus prudents avec ce que l’on peut résumer à « des emprunts à taux exorbitants » en ayant vu ce qu’a donné le grand hôpital Sud-Francilien : un contrat qui faisait payer un loyer de 48 millions pendant 30 ans (y compris quand la livraison affichait 8 mois de retard) dont on vient, fort heureusement de sortir, pour la bagatelle de 80 millions d’euros, quand même. Dès juillet 2011, , la Cour des Comptes le disait pourtant clairement dans un rapport : « Les PPP génèrent des coûts de financement bien supérieurs, de l’ordre de 40 à 50% sur certaines opérations. ». Et pourtant, on continue sur le Plateau de Saclay… pendant qu’on vote en même temps le plan d’austérité. L’ENSTA a été financé par un PPP. Centrale, IDEEV le seront. La RATP proposait un PPP pour la construction du métro léger. On continue ?

 

·        Les PPP ne suffisent pas ? Pas grave. On lance une souscription privée ! Pour Centrle ICI  Mais aussi pour Polytechnique, l’école qui devrait être « publique » jusqu’au bout des ongles, pourtant… « Menée par Claude Bébéar, le président du conseil de surveillance d’Axa, la dernière levée de fonds de la Fondation de l’École polytechnique a apporté 35 millions d’euros récoltés auprès des particuliers. Cette levée de fonds va en tout cas permettre de financer un tiers du coût de nos nouveaux laboratoires de biologie aux interfaces qui ouvriront en 2015 ». A voir tout cela, on repense à cet article de 2010 du Courrier International : « la recherche servie au privé sur un Plateau ? " ICI

 

Une fuite en avant sur le dos de nos finances publiques…. 

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